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Quiz sur les chaînons manquants

par Graham McBain, B.Sc.

evolution_of_manComment vous qualifiez-vous comme créationniste? Bon, moyen, excellent? Voici une occasion de mesurer votre savoir sur les chaînons manquants tout en approfondissant vos connaissances!

Le quiz qui suit comporte des questions concernant les différents hommes-singes (chaînons manquants) proposés par les évolutionnistes. Au fil des ans, ces fossiles ont été classés selon les quatre catégories suivantes :

Homme : Ces spécimens n’ont que des caractéristiques retrouvées chez la race humaine. Si certaines caractéristiques peuvent êtres retrouvées chez des primates, elles sont aussi présentes chez certains humains. Aucune caractéristique n’est propre aux primates.

Homme-singe : Ces spécimens comportent des caractéristiques propres aux humains et d’autres aux primates. Ils peuvent aussi comporter des caractéristiques « hybrides » ou entre l’humain et le primate.

Singe : Ces spécimens comportent des caractéristiques uniquement présentes chez les primates.

Autre : Ici on parle des erreurs d’identification ou de fraudes. Ces spécimens ont souvent été fabriqués à partir de fragments d’os ou de quelques dents.

À vous de juger. Classez les chaînons manquants suivants dans une des quatre catégories. Plus loin, vous trouverez une description détaillée de chaque candidat.

  Homme Homme-singe Singe Autre
L’homme de Néanderthal        
L’homme de Java        
L’homme de Piltdown        
L’Australopithèque        
L’homme du Nebraska        
Nellie (l’homme de Péquin)        
Zinjanthropus        
Crane #1470        
Lucy        

Réponses

L’homme de Néanderthal

Alias : Homo neanderthalensis. Le premier a été découvert dans une grotte en Allemagne en 1856. Dans le passé, on croyait que ces ossements étaient ceux des hommes-singes qui nous ont précédés. Cette croyance a émergé du fait que ces êtres vivaient dans des cavernes.

Après la découverte de plusieurs ossements, les chercheurs ont sélectionné un squelette dont les os étaient épaissis et déformés. On croyait que ce squelette devait ressembler à celui des gorilles plutôt qu’à celui hommes. On a découvert par la suite que ces ossements particuliers appartenaient à une personne âgée et malade.

Avec le temps, plusieurs squelettes du Néanderthal ont été découverts partout sur le territoire européen. Ces trouvailles ont permis de confirmer que l’homme de Néanderthal était tout simplement un de nos ancêtres. Il a été à 100 % identifié comme un homme.

L’homme de Java

Alias : Pithecanthropus erectus. En 1891, le Dr Dubois a découvert une dent molaire dans le lit d’une rivière à Java (Indonésie). Le mois suivant, il a trouvé le dessus d’un crâne à un mètre de la dent. Un an plus tard, il trouva un fémur à une vingtaine de mètres de ces premières trouvailles. Un mois plus tard, une autre dent fut découverte. Ces quelques fragments ont été rassemblés, l’homme de Java était né.

Après une courte audience publique, M. Java a été enfermé et les seules informations à son sujet provenaient du Dr Dubois. À la suite de pressions, les restes de M. Java ont été mis à la disposition de la communauté scientifique quelque 30 ans plus tard. L’homme de Java n’a pu supporter leur examen et est décédé en 1921. L’homme de Java n’a existé que dans l’imagination du Dr Dubois et tombe donc dans la catégorie « autre ».

 

crâne de piltdown

crâne de piltdown

L’homme de Piltdown

Alias : Eoanthropus dawsoni. L’homme de Piltdown est composé essentiellement de fragments de crâne humain et d’une mâchoire de primate. Ces restes ont été trouvés dans une carrière de gravier où se trouvaient plusieurs ossements de différentes espèces animales. En 1912, on a déclaré avoir trouvé un chaînon manquant.

En 1953, des chercheurs ont finalement analysé les restes de M. Piltdown. Ils ont découvert que les dents avaient été limées pour paraître humaines et que le crâne avait été taché avec du bichromate de potasse pour lui donner une apparence de vieillesse! C’était une fraude! (catégorie « autre ») M. Piltdown est donc décédé à l’âge de 40 ans.

Australopithèque

Le mot australopithèque signifie « singe du sud ». Le premier crâne a été découvert en 1924 par le Dr Dart. Le seul lien que l’on a pu trouver avec l’homme est une petite pierre, de la grosseur d’un jujube, tout près du crâne. Cette pierre est considérée comme un outil que ce singe aurait possiblement utilisé. Le Dr Dart en a conclu que ce singe était en train de devenir humain.

Plusieurs de ses collègues n’étaient pas du même avis et croyaient qu’il s’agissait tout simplement d’un « singe du sud ».

Depuis, plusieurs espèces d’australopithèques ont été trouvées mais aucun des spécimens ne laisse entendre qu’ils sont autre chose que des singes. Les chercheurs eux-mêmes se chamaillent à savoir s’ il s’agit de chaînon manquant ou non.

L’homme de Nebraska

image12Alias : Hesperopithecus. La durée de vie de M. Nebraska a été très brève. En 1925, une dent a été trouvée au Nebraska. Elle a été envoyée à des chercheurs et l’homme du Nebraska est né. À partir de cette dent, des dessins très détaillés de M. Nebraska et de sa femme ont été publiés dans les journaux.

Deux ans plus tard, la dent a été correctement identifiée. Elle appartenait à un porc et n’avait pas été trouvée dans le sol du Nebraska, mais avait été achetée dans une pharmacie à Hong Kong! (Catégorie « autre », si vous n’aviez pas deviné.)

Nellie

image13Alias : l’homme de Péquin. En 1927, Franz Weidenreich a trouvé dans une caverne des fragments d’une quinzaine de crânes et d’autres ossements. Aucun crâne complet n’a été trouvé, alors on en a construit un à partir des différents morceaux trouvés.

On soupçonne que « Nellie » est un amalgame de trois êtres différents. Malheureusement, les ossements ont été perdus lors de la deuxième guerre mondiale. Il est donc impossible d’analyser ses restes. L’homme de Péquin restera donc un mystère.

 

Zinjanthropus

Alias : M. Z. En 1959, un casse-tête de 400 morceaux de crâne a finalement été assemblé et dévoilé au grand public. Puisque les morceaux ne s’assemblaient pas très bien, il est impossible de déterminer si la reproduction est exacte. Les chercheurs ne savent pas quoi en penser et c’est pour cette raison que quatre dessins différents on été faits pour couvrir toutes les possibilités.

La communauté scientifique s’est finalement prononcée au sujet du classement de M. Z. Elle considère qu’il est tout simplement un singe.

Crane #1470

Alias : Homo habilus. Découvert par Richard Leakey en 1968, ce crâne humain avait été daté à 2,6 millions d’années et était surnommé « l’homme le plus vieux ». Puisque les chercheurs croient que les hommes n’existaient pas il y a 2,6 millions d’années, ce crâne devait appartenir à un chaînon manquant.

Mais ce crâne était identique aux crânes humains d’aujourd’hui (sauf qu’il était plus petit). D’autres ossements ont été trouvés avec le crâne et eux aussi sont semblables aux crânes humains d’aujourd’hui. Donc, même si les chercheurs désirent ardemment classifier ce crâne comme homme-singe à cause de l’âge qui lui est donné, il est évident qu’il est 100 % humain.

Lucy

lucy_skeletonLucy est une Australopithèque découverte par Donald Carl Johanson en 1975. Quarante pour cent de son squelette a été retrouvé. Trois caractéristiques de cette femelle l’apparentent aux hommes : son genou, sa hanche et le ratio bras-jambe.

Son genou est humain. Mais lorsqu’on demanda à Johanson plus de précision sur le genou, il avoua l’avoir trouvé à quelques kilomètres du site de fouille et plusieurs centaines de mètres plus bas dans les strates de terre (il serait donc plus vieux). À qui donc appartient ce genou?

La hanche avait été sérieusement déformée. La reconstruction de la hanche variait selon la croyance des chercheurs ; autrement dit, selon qu’on croyait qu’elle marchait debout ou pas. À la suite d’une analyse par ordinateur, un certain Dr Oxnard a conclu que Lucy n’a jamais marché debout. Si seulement on avait trouvé l’autre hanche pour les comparer…

Le ratio bras-jambe des singes est approximativement 1 pour 1 et celui des hommes est de 3/4 pour 1. Le bras de Lucy a exactement 83,9 % de la longueur de la jambe. Elle semble donc être entre l’homme et le singe. Mais si nous observons bien le squelette de Lucy, nous nous apercevons que le tibia et le péroné (os de la jambe en bas du genou) sont gravement endommagés et qu’il n’en reste que très peu. Comment Johanson a-t-il pu mesurer la longueur de la jambe avec précision? Ses calculs seraient-ils faussés par ses croyances évolutionnistes (sans parler de sa recherche de gloire et de renommée)? Jusqu’à preuve du contraire, Lucy n’est rien d’autre qu’un singe!

Référence :

Taylor, Ian. In the Minds of Men. 1996. TFE Publishing. 498 pp.