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Les six jours de la création

Par Laurence Tisdall

6-days-of-creationLa trinité évolutionniste1 se compose du temps, des mutations et de la sélection naturelle. Le temps figure parmi les sujets les plus contestés du débat évolution-création. Pour justifier l’évolution, on a besoin de beaucoup de temps, de millions, voire de milliards d’années. L’évolutionniste suppose qu’avec assez de temps, l’impossible deviendra possible, que l’hydrogène, à partir du Big Bang, deviendra homme en 15 milliards d’années par le concours du hasard. Pour le créationniste, la question est autant théologique que scientifique. La Bible permet-elle un compromis avec le scénario évolutionniste ? Est-ce que les six jours de la création de la Genèse (chapitre 1) représentent six rotations de la terre ou six périodes indéfinies ?

Pour répondre à la question scientifique, je vous encourage à visiter notre site Web (www.creationnisme.ca). Vous y trouverez plusieurs articles qui traitent de ce sujet.

Nous observons, depuis les années 1830, un changement dans l’interprétation biblique du mot hébreu yom (jour). Ce changement est intervenu depuis que Charles Lyell a publié son livre Les principes de la géologie dans les années 1830-1833. C’est à partir de cette époque que les théologiens ont changé leur manière de comprendre les premiers chapitres de la Genèse et qu’ils ont élevé la science et le naturalisme à un niveau quasi-divin. C’est maintenant la science qui interprète la parole de Dieu et non le contraire. Je vais énumérer ici les huit principales raisons qui permettent de croire que le premier chapitre de la Genèse doit être compris à la lettre, tel qu’il est écrit, et que les six jours de la création représentent bien six rotations de la terre.

     

  1. L’usage primaire du mot yom. Le mot hébreu yom est utilisé plus de 2 000 fois dans l’ancien testament. Dans plus de 1 900 cas (soit 95 % des cas), le terme est clairement utilisé dans le sens d’une période définie d’une journée. Il serait donc extraordinaire, considérant son contexte, de donner au mot yom de Genèse 1, une autre signification qu’une rotation de la terre.
     
  2. Le qualificatif de yom requiert une journée de 24 heures. Dans plus de 200 cas, quand le terme yom est utilisé avec un numéro qui le précède, il fait référence, sans exception, à une période de 24 heures.
     
  3. Les termes  » soir et matin  » requièrent une journée de 24 heures. Le mot soir, utilisé 52 fois et le mot matin, utilisé 220 fois, réfèrent toujours à des journées normales, même quand ils sont utilisés à d’autres endroits dans l’ancien testament2.
     
  4. Genèse 1.14 distingue clairement les jours des années.
     »
    Dieu dit: Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue du ciel, pour séparer le jour d’avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années « . Ainsi, le jour yom et les jours yamim ne peuvent être autre chose que des journées normales.
     
  5. Exode 20.11 (4e commandement) fait référence à une journée littérale.
     »
    Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu « . Il n’y a qu’une manière d’interpréter ce commandement écrit par la main de Dieu.
     
  6. La symbiose ne serait pas possible sans la création en six jours. La symbiose est un terme biologique qui explique les relations bénéfiques et essentielles entre deux types d’organismes. En effet, il existe beaucoup de plantes qui ne peuvent se reproduire sans le concours d’insectes particuliers3, d’oiseaux ou d’autres animaux. Par exemple, l’arbre nommé Calvaria sur les îles Mauritius dépendait des oiseaux nommés Dodo pour sa reproduction. Ces derniers furent tous exterminés en 1681. Quelques spécimens de cet arbre existent encore aujourd’hui, mais ils ne peuvent plus se reproduire. Les plus jeunes spécimens sont âgés de plus de 300 ans, car aucune reproduction n’est possible sans les oiseaux en question. (Voir aussi l’exemple des papillons du Yucca3). Pour qu’une telle symbiose puisse être possible entre une plante et un animal, nous sommes obligés d’admettre la chronologie de six jours décrite dans Genèse 1 : les plantes créées au 3e jour ont eu besoin des animaux qui ont été créés au 5e et 6e jours, et ce dans un court délai.
  7. Les rabbins juifs s’accordent sur une interprétation littérale des six jours. Le rabbin Y. Chesner nous informe que le  » Judaïsme a toujours reconnu que les jours dans Genèse sont d’une période de 24 heures… Le Talmud aussi est compris comme interprétant les jours comme des périodes de 24 heures « 4.
  8. Le problème théologique du péché originel et de la mort. Paul déclare dans Romains 5.12-14  » C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché… Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse « . La conséquence du péché fut la mort, et cette dernière n’a pu exister avant qu’Adam et Ève désobéissent au Créateur. L’idée selon laquelle la mort et la souffrance représentées par les fossiles se seraient produites sur 500 millions d’années d’évolution avant Adam ne peut être soutenue du point de vue théologique.

En conclusion, les six jours de la création sont bien des périodes de 24 heures (rotation de la terre). On ne peut les interpréter autrement et de multiples raisons permettent de le confirmer. Ne nous laissons pas influencer par des fables et fausses doctrines qui encouragent un compromis entre la trinité évolutionniste et la parole de Dieu.

Références bibliographiques

1. Tshibwabwa, Sinaseli, 2000.  » Ces parasites qui résistent à la trinité évolutionniste « . Création-Québec, Vol. 6 (3); Montréal, QC. (Voir www.creationnisme.ca)

2. Niessin, Richard, 1980.  » Theistic Evolution and the Day-Age Theory « . Impact 81. Institute for Creation Research.

3. Stewart, Mark, 1999.  » Le papillon Nocturne de Yucca et la Plante de Yucca « . Création-Québec, Vol. 6 (1); Montréal, QC. (Voir www.creationnisme.ca)

4. Pipa, Joseph et David W. Hall, 1999.  » Did God Create in Six Days « . Southern Presbyterian Press; Greenville SC.; p. 297

Laurence Tisdall détient une maîtrise de l’Université McGill en biotechnologie. Il est le président-fondateur de l’Association de Science Créationniste du Québec.