tires

Quel âge a cette roche?

percepar Henry Morris, Ph.D.

Comment pouvons-nous connaître l’âge d’une roche ? A-t-elle plusieurs milliers ou milliards d’années ? Voici une situation hypothétique qui tentera de vous démontrer la procédure utilisée habituellement.

Vous trouvez une roche. Une roche calcaire qui contient un beau fossile bien préservé. Pour connaître l’âge de la roche vous l’amenez au département de géologie de l’université la plus proche et vous la montrez à un professeur. Heureusement, le professeur est intéressé par votre spécimen et promet de prendre tous les moyens à sa disposition pour trouver l’âge de la roche.

À votre grande surprise, le professeur n’utilise pas la méthode de datation carbone-14. Il explique que cette méthode de datation ne peut être utilisée que sur des matériaux organiques, pas sur les roches ni les fossiles. De plus, en théorie, cette méthode n’est utile que pour les derniers milliers d’années et il pense que votre roche date de plusieurs milliers d’années. Le professeur n’utilise pasles méthodes de radio-isotopes parce que ces dernières ne peuvent pas être utilisées sur des roches sédimentaires (les roches dans lesquelles nous trouvons des fossiles). Les méthodes de datation par radio-isotopes ne sont utilisées que pour les roches ignées soit la lave et le granite.

Au lieu de dater la roche directement, il commence à étudier la forme et les caractéristiques du fossile. Il déclare qu’en datant le fossile on peut trouver l’âge de la roche. Pour notre exemple, nous allons prétendre que le fossile en question est une palourde. Il existe beaucoup de différentes espèces vivantes aujourd’hui, mais celle-ci est particulière. Le professeur vous explique qu’il existe beaucoup de types de palourdes qui ont vécu dans le passé et que ces palourdes sont les ancêtres des palourdes modernes.

Ensuite, le professeur prend un grand livre de sa bibliothèque qui s’intitule « Paléoanthropologie Invertébrée » et il l’ouvre au chapitre traitant de palourdes. Après comparaison avec les dessins du livre, vous trouvez une palourde presque identique à la vôtre. Le dessin identifie la palourde comme un fossile index et explique que ce fossile vivait il y a 320 millions d’années. (Un fossile index est un fossile utilisé par les évolutionnistes pour déterminer l’âge des strates géologiques -voir tableau. Le professeur se dresse avec assurance et satisfaction et affirme que votre roche a environ 320 millions d’années.

Fait intéressant à souligner: la roche elle-même n’a jamais été examinée. Elle a été datée par le fossile qui se trouvait à l’intérieur et le type de fossile était daté uniquement par des présomptions évolutionnistes de progression du temps. La roche calcaire est possiblement identique aux roches calcaires de tout âge, donc le fait qu’il s’agisse d’une roche calcaire ne veut pas nécessairement dire qu’on peut appliquer une date à sa création. Les fossiles sont utilisés pour dater les roches et l’évolution (présomptions) date les fossiles.

Vous commencez à réfléchir. Vous savez que les roches calcaires ont souvent des fossiles, mais il y a une certaine sorte de roche calcaire qui possède une matrice très fine et qui ne contient généralement aucun fossile. Qu’est-ce qu’on fait pour dater une roche si elle ne contient pas de fossiles ?
Le professeur répond par une brève explication sur la stratigraphie, sur comment les strates géologiques sont trouvées, l’une sur l’autre, les plus anciennes (celles qui contiennent les fossiles les plus vieux) étant sous les plus jeunes. Cette explication vous semble plausible mais comment est-ce qu’on détermine l’âge de ces roches? Il répond : « par les fossiles qui se trouvent dans ces roches ».

En fait, il existe beaucoup de roches sédimentaires qui ne peuvent être datées. S’il n’y a pas de fossiles dans ces roches pour déterminer leur âge, selon une méthodologie évolutionniste, alors, il faut regarder les strates plus hautes ou plus basses pour trouver l’âge approximatif. Le professeur explique que ces strates n’ont pas besoin de se trouver dans la même localité, mais en traçant une strate latéralement (horizontalement) parfois sur des longues distances, nous pouvons évaluer l’âge de la strate sans fossiles.

« Heureusement, dit le professeur, votre roche avait un bon fossile, un fossile index qui est défini comme un organisme qui a vécu à un moment précis dans l’histoire de l’évolution. Ce n’est pas que votre palourde soit beaucoup plus avancée (évoluée) que d’autres mais plutôt qu’il a une caractéristique distinctive qui l’identifie. Quand nous voyons cette sorte de palourde, nous savons que la roche dans laquelle la palourde a été trouvée est d’environ 320 millions d’années puisque le fossile a vécu il y environ 320 millions d’années ». Il explique : « la plupart des fossiles ne sont pas des fossiles index. Beaucoup d’organismes, y compris les palourdes, les escargots, les insectes et même les organismes unicellulaires, n’ont pas changé au cours des centaines de millions d’années et on les trouve dans beaucoup de strates différentes. Puisque nous ne pouvons préciser à quelle période ils ont vécu, nous ne pouvons pas les utiliser pour nous aider à trouver l’âge d’une roche. Seulement les fossiles index sont utiles, puisqu’ils sont trouvés seulement dans une strate géologique particulière, indiquant que ces fossiles ont vécu sur terre (sous cette forme-là) pendant une brève période. Quand nous les trouvons, nous pouvons dater la roche. »

Ce petit scénario démontre comment la datation des roches se fait typiquement par raisonnement circulaire. Cette sorte de raisonnement (aussi appelé tautologie) ne devrait avoir aucune place dans la science. Au lieu de commencer par des observations et finir par une conclusion, on utilise la conclusion pour interpréter les observations. Notre étude démontre que l’âge des roches est déterminé par le stade supposé d’évolution des fossiles index dans ces mêmes roches et que ces mêmes fossiles sont datés et organisés par l’âge des roches. En résumé les roches datent les fossiles et les fossiles datent les roches. N’est il pas vrai ce que la parole nous dit : « En se vantant d’être sages, ils sont devenus fous » (Romains 1.22).

Traduit par Laurence Tisdall, M. Sc.